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Bulletin d'affaires n°98 !

  • Bulletin d’affaires

L’ÉVALUATION : UNE ÉTAPE CLÉ !

Combien de fois n’entend-on pas au cours de l’exercice de notre profession : « il n’y a pas de méthodes d’évaluation pour mon activité » ou « il y a autant de méthodes d’évaluation que de cédants et de repreneurs d’entreprise ».

Et pourtant, tous les éléments sont bien connus depuis longtemps...
Que veut-on évaluer ? Le fonds de commerce ? Des titres de société ?

Dans les 2 cas, il y a donc toujours à évaluer :

  • les éléments corporels (donc assez facilement appréhendables) :
    - pour une cession de fonds de commerce, il s’agit des matériels nécessaires à l’exploitation de la clientèle,
    - pour une cession de titres de société, il s’agit d’appréhender les fonds propres retraités des valeurs économiques;

  • les éléments incorporels :
    - pour une cession de fonds de commerce, il s’agit de la valeur de la clientèle, de la marque …,
    - pour une cession de titres de société, il s’agit d’appréhender la Survaleur (Goodwill), écart entre la valeur de rentabilité et les fonds propres comptables.
    La valeur de rentabilité peut s’apprécier de plusieurs façons : valeur de rendement par le résultat net ou par l’actualisation des cash-flow futurs (lorsqu’on peut les calculer).

    S’agissant de déterminer une valeur moyenne, les calculs pourront être faits en prenant en compte plusieurs années (en général 3 ans).

    Une évaluation professionnelle doit faire l’objet d’un rapport écrit, qui indique la valeur. Lors de la négociation, les échanges sur la valeur calculée par chacune des parties permettent de définir le prix, résultat de l’accord entre les parties.

    NB1
    : ne pas confondre les estimations de valeur (exemple pour une estimation de titres de société : multiple de l’Ebitda + trésorerie – dettes financières) qui ont pour
    but de faire une approche large de la valeur, avec les évaluations qui sont faites après retraitements des comptes et sont beaucoup plus précises.

    NB2 : une estimation de valeur basée sur un multiple standard (d’EBIT ou d’EBITDA) n’est pas pertinente, le choix du multiple étant lié à l’analyse de chaque société, avec ses risques et ses opportunités.

    NB3 : dans tous les cas, le terrain et les bâtiments liés à l’exploitation seront évalués à part.

    L’indépendance du Réseau SYNERCOM FRANCE assure chaque année depuis 30 ans l’évaluation et la réalisation d’une soixantaine de dossiers de tous secteurs d’activités.

Jean-Pierre VERGNAULT
SYNERCOM FRANCE CENTRE ATLANTIQUE

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