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Bulletin d'affaires n°93 !

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REDONNER DU SENS

L’histoire commence après la révolution industrielle qui a fait émerger deux philosophies de développement économique : le développement libéral (avec le minimum d’intervention des gouvernements dans le fonctionnement des marchés), et le développement contrôlé (proposant une intervention des gouvernements).

La chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS ont sonné le glas du modèle interventionniste fort, entraînant avec lui les modèles interventionnistes modérés. Dès lors, le libéralisme n’avait plus aucun adversaire, et a réussi à faire sauter les quelques gardes-fous qui le gênaient encore. C’est à cette époque que sont apparus des produits financiers nouveaux. La prise de conscience que les entreprises doivent être gérées, même les plus petites, s’est développée. Des sociétés ayant un bon outil de travail mais mal gérées, ont été reprises par des repreneurs avertis sur les sujets comptables et juridiques, leur permettant de réaliser des plus-values substantielles lors de leur revente. Les PME-PMI ont vu leur actionnariat se modifier pour évoluer d’une compétence technique (et la connaissance d’un métier) à des compétences commerciales et/ou en gestion, cette dernière a pris le pas sur l’activité qui n’est plus le lien fondamental d’un actionnaire avec sa société. Le fait que l’entreprise doit rapporter à son propriétaire s’est imposé.

Le marché de la cession et reprise d’entreprises s’est mis en place ; elles sont alors devenues des marchandises négociables au même titre qu’une voiture ou qu’un téléphone portable. Les actionnaires se succèdent à la tête des entreprises, avec à chaque fois un montage d’acquisition qu’il faut amortir et qui pèse sur l’exploitation. La logique en place est celle du profit ; mais le profit comme but unique a-t-il un sens ?

La situation économique actuelle semble nous répondre par la négative, et nous montre les limites d’une logique de gestion non encadrée : épuisement des ressources humaines des entreprises, gaspillage des ressources matérielles dans le but unique de vendre, assèchement des ressources financières pour permettre les montages d’acquisition et rémunérer les actionnaires, perte de savoir-faire, diminution de la capacité d’emploi…

Il nous faut donc redonner du sens.
Notre métier de conseil indépendant peut y contribuer : de par sa position dans une opération de transmission d’entreprise (dans laquelle il n’a pas d’intérêts capitalistiques), de par ses échanges constants avec le cédant et le repreneur ; le Conseil peut les aider à prendre le recul nécessaire à la prise des décisions importantes auxquelles ils sont confrontés.

Les associés et consultants du réseau SYNERCOM FRANCE travaillent chaque jour en ce sens.

Jean-Pierre VERGNAULT
Synercom France Centre Atlantique.

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